L’AFMC EST SÉRIEUSEMENT INQUIÈTE DE LA SITUATION DES DIPLÔMÉS EN MÉDECINE CANADIENS NON JUMELÉS

Ottawa, le 30 avril 2017 – En réponse à l’annonce faite aujourd’hui sur les résultats du jumelage des     R-1, l’Association des facultés de médecine du Canada (AFMC) exprime de vives inquiétudes quant au grand nombre de diplômés en médecine canadiens (DMC) non jumelés. Le Comité de l’AFMC sur le jumelage des résidents à qui on a confié le mandat de revoir la répartition, la sélection et le jumelage des résidents et d’en discuter, a analysé les résultats du jumelage des R-1 entre 2009 et 2016. Le nombre total de DMC non jumelés pour l’année en cours à l’issue du deuxième tour du jumelage a augmenté de façon exponentielle, passant de 11 en 2009 à 68 cette année.

Le jumelage des résidents est une composante importante de l’éducation médicale et de la planification des effectifs médicaux au Canada. Dans le cadre de ce processus, les diplômés en médecine sont jumelés aux postes de formation destinés aux médecins qui sont offerts par les gouvernements provinciaux. « Lorsque les médecins sont en grande demande et que nos diplômés en médecine ont travaillé d’arrache-pied pour obtenir leur formation postdoctorale, le nombre de DMC non jumelés déclenche un signal d’alarme. Les facultés doivent permettre le jumelage de leurs diplômés. On doit impérativement traiter de l’augmentation marquée du nombre de diplômés en médecine canadiens non jumelés », répond le Dr Michael J. Strong, président du Conseil d’administration de l’AFMC.

Selon la Dre Geneviève Moineau, présidente-directrice générale de l’AFMC, nos diplômés en médecine subissent un « effet de compression ».  Le processus de jumelage des résidents ne répond plus aux besoins des DMC. Nos étudiants ressentent cette pression. À la lumière des tendances historiques, nous savons que certains étudiants ne participeront plus au jumelage. Ils choisiront plutôt une autre carrière qui ne mène pas à l’exercice de la médecine. « Des médecins dûment formés – les meilleurs et les plus brillants au Canada – tournent le dos à leur formation médicale au détriment de tous les Canadiens », commente Dre Moineau.  

En raison de leur incapacité à intégrer les effectifs médicaux comme prévu, les diplômés canadiens non jumelés constituent un enjeu prioritaire pour les doyens des facultés de médecine et l’AFMC s’engage à chercher des solutions à ce sérieux problème.